Mon frère
Si t’as pris la valise et parfois le cercueil
Et que tu marches droit malgré tous ces écueils.
Dans les plis du drapeau si t’as séché tes larmes
Et que vaincu mais fier t’as déposé les armes.
Si tu regardes devant sans oublier l’histoire
Et que de tes racines tu gardes la mémoire.
Si la vue d’une orange te transporte vers ailleurs
Ou la vie était douce et pleine de chaleur
Si tous ces morts pour rien hantent encore tes nuits
Et que parfois tu hurles pour pas qu’on les oublie
Si tu penses à tes pères qui traçaient les sillons
Et arrosaient la graine de leur transpiration
Si le soleil a fui mais qu’il est dans tes yeux
Et transforme ta voix en accent merveilleux
Alors redresses toi tu peux en être fier
Maintenant j’en suis sur, t’es un pied noir mon frère
Commentaires
mon petit René ce rappel de Germain est tout à fait remarquable ! raconté avec humour et notamment réel ;tu es l'oranais par ecxellence .
Francis dé la caillé
La vérité est frappante et elle fait mal parfois, mais les mots sont si bien trouvés qu'effectivement, tu peux être fier d'être né là-bas, d'avoir gardé l'accent de ton pays et de nous faire vivre ton passé à travers cet espace qui est le tien.
Je vais de surprise en surprise et je crois que chacun de tes textes écrits, mérite un commentaire.
Amitiés.
Valérie
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Je suis en admiration en lisant tes textes, tu as un style merveilleux, merci de nous enchanter en traduisants nos souvenirs de façon magistrale
Grosses bises
Monique
Merci Monique T'es un amour